
Marc, développeur backend à Bordeaux, avait suffisamment de temps libre sur le papier. Mais ses après-midis étaient inutilisables : il relisait les mêmes lignes de code sans les voir, prenait de mauvaises décisions de conception et finissait frustré.
En mars 2025, il a arrêté de gérer son temps et a commencé à gérer son énergie.
La méthode qu'il a utilisée est simple. Pendant une semaine, il a noté à chaque heure son niveau de concentration sur 5. Résultat sans surprise mais ignoré jusque-là : pic entre 8h et 11h30, chute nette après 14h, légère remontée vers 17h.
Il a ensuite réorganisé ses tâches selon ce schéma :
- 8h–11h30 : tâches qui demandent de la réflexion — architecture, debugging complexe, code review approfondie
- 14h–15h30 : tâches mécaniques — mises à jour de dépendances, documentation, tickets simples
- 17h–18h : planification du lendemain, réponses aux questions d'équipe
Deux semaines après, il estimait gagner l'équivalent de deux heures de travail utile par jour — non pas parce qu'il travaillait plus longtemps, mais parce qu'il faisait les bonnes choses au bon moment.
Ce principe s'applique à n'importe quel métier. L'idée n'est pas d'optimiser chaque minute, c'est juste d'arrêter de faire du travail cognitif lourd quand le cerveau n'est plus disponible pour ça.